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Balade vers le Pays Basque!
Du 31 juillet au 12 Août 2007

Nous partîmes à deux en ce 31 Juillet 2007,aux environs de 16h12, et par un prompt renfort,
nous ne nous vîmes toujours que deux en arrivant au port de San Sebastian...

    Bon, je reconnais, ça ne veut pas dire grand chose, mais premièrement, ce n'est pas ça qui va me déranger, et deuxièmement, il faut bien commencer par quelque chose, et j'aurais tout aussi bien pu intégrer la moto et ses 742 cm3 dans le décompte, ce qui n'est pas grand chose, mais pas rien non plus...

Or, donc: Nous partîmes à trois (avec la moto) en ce 31 Juillet 2007,
aux environs de 16h12, et par un prompt renfort,
nous nous vîmes 745
(en comptant les cm3) en arrivant au port de San Sebastian...


    Entre-temps, on a pas mal roulé...
C'était juste pour signifier que l'on partait sans enfants, pleins d'envies d'images poétiques, de visions de nature, tout ça, tout ça...
    Et pour ce qui était de la vie dans la nature, en cette période de vache maigre, passer à Lagrasse s'est imposé, surtout que le jour baissait et que mes lunettes de soleil avait autant d'intérêt à être sur mon nez que des lunettes de toilette sur des chiottes à la turque...
On a donc commencé à chercher à dormir près de la rivière, mais on s'est décidé à prendre une piste à travers les collines afin de bivouaquer en toute quiétude...


    Et le lendemain matin, alors que Lagrasse matinée de rosée tardait à s'éveiller, nous ne fîmes pas la grasse matinée, de rosé nous n'avions bu, et mîmes les gaz vers d'autres contrées à la recherche d'un café, en attendant d'avoir une recharge de gaz et de gagner ainsi notre autonomie de caféïnomanes se déplaçant avec une cafetière italienne...
Faut pas déconner non plus, il y a des choses que l'on se doit d'emporter!

    Et c'est ainsi que d'un coup de baguette magique et en se trompant un peu de route en improvisant, nous arrivâmes dans les Pyrénnées espagnoles...
       

    La régalade a déjà commencé, la différence, c'est que, ne parlant qu'un espagnol de survie, on ne comprend plus trop ce que l'on nous dit, et on ne nous comprend pas très bien non plus...
La palme à Coco, qui s'est retrouvé avec une bière en commandant un jus d'orange...
    Panorama de fou pour ce camping trouvé au hasard de la route, dont on se souviendra, et de sa belle piscine aussi, ainsi que des fourmis rouges qui en ont colonisé la pelouse...
Piqûres très douloureuses; en posant mon bras sur la pelouse, j'ai eu l'impression de l'avoir posé sur une branche d'ortie très virulente, boufiolles rouges et incompréhension, il n'y avait pas d'ortie au sol...
Imaginez que Coco s'est assise sur quelques individus qui l'ont attaquée à travers le paréo... Peu de temps après cette photo, on faisait moins les malins et on migrait de l'autre côté de la piscine...

       

La suite est une continuité de beaux paysages, avec des haltes baignades au bord de torrents frais, parce qu'il fait chaud...
       
C'est dur, parfois, la vie...


    Je passe sur les détails du monastère de San Juan de la Peña, construit sous et dans un monumental applomb rocheux...
Et on a finit par arriver à San Sebastian, histoire de voir un peu du monde et de faire la fête... On s'est jeté sur un bar à tapas:
"Prenez ce que vous voulez, vous paierez en partant..."
Cool, mais
"Gloups!" à "L'accuenta por favor..."
       

Et puis, hop! la côte d' el Pais Vasquo, ou d'Euskadi, je ne sais plus trop bien...
Grosse régalade, malgré une météo capricieuse, les orages et tout...

       
       
Et la visite du musée Guggenheim, des vieux quartiers de Bilbao...

       

    Et puis un jour, il a bien fallu se décider à repartir vers l'est, vers le plus chaud, le plus sec, vers là où le soleil ne se couche pas sur la courbure de l'océan et que c'est bÔ...
Mais bon, le bivouac dans la colline à côté de l'église abandonnée était sympa...
On en a ri, parce qu'on venait de faire un peu sensation dans le village d'à côté en débarquant bardés de cuir, faisant le plein de charcutaille et achetant le pain dans un restau, prenant l'apéro, comme tout le reste du village sur la place principale...
Et qu'est-ce que ça fait du bien!
Tout le village, vieux, nouveaux-nés, qui se retrouve pour discuter le bout de gras avant de rentrer chez soi...
On a un peu oublié cet art de vivre convivial en France...
Et on se disait:
- "Tu vas voir, demain, tout le monde va être au courant que l'on a dormi ici..." Pendant ce temps, dans le village: - "Ouais, je les ai vu aller dormir du côté de l'église..."
- "Quoi? à l'église maudite?!!"
On se souvient tous de "Evil Dead"...


    Et dans la nuit, des grondements sourds, dans les très basses fréquences, et qui nous ont fait bien flipper...
Dans ce calme absolu, on entendait simplement les basses fréquences des avions de lignes qui passaient 9000m plus haut, les aiguës étant les premières fréquences à être atténuées par l'air, on percevait par intermittence, et, l'intermittence et le son, je connais un peu,
on percevait donc par intermittence, certainement à cause du vent, les basses fréquences plusieurs minutes avant d'entendre le bruit des réacteurs...
Vivement qu'il n'y ait plus de kérosène!
Qu'on puisse dormir peinard dans des lieux reculés sans avoir l'impression qu'une bête hideuse entraînée par des morts-vivants rôde aux alentours...
Et puis, là où il y a du kérosène, il n'y a pas de plaisir...
       
Dernier bivouac en Espagne, à regarder les étoiles depuis un pâturage à flanc de montagne, au bout de la piste...

C'est quand qu'on repart où?!!