Finalement,
à part un renard et une bonne averse, personne ne viendra me
rendre visite pendant la nuit. Je me réveille dans
l'humidité de la pluie passée et de celle qui
s'apprête à tomber... Je me fais vite un café et
profite des rayons de soleil pour sécher ma tente avant de lever
le camp prestement...
A 7h30, je suis prêt à reprendre la route. Je traverse
villages et collines et me régale de tous ces coins de campagne
magnifiques et désert!


Mais de pluie je ne pris point, j'ai pu aller jusqu'à Lumio en
profitant de ces belles routes à flanc de colline, je suis
passé au travers des gouttes, mais ce n'étais pas
évident que je réussisse à les éviter...


Je fais trois courses à Calvi et une pause
café rapide, je suis au pied de la citadelle, et vu que l'on me
laissera pas la visiter rapidos à moto, je m'échappe
dare-dare de l'effervescence de la ville, car il y a quelques travaux
et quelques touristes en goguette, les deux réunis ne faisant pas
bon ménage...
Habitant en centre-ville, quand je pars en balade,
je veux voir du vert, je ne veux surtout pas me retrouver au milieu du
trafic et de la foule, surtout si elle parle fort et se déplace
au milieu de volutes de crème solaire...
Je me fais toute la route de la côte entre
Calvi et Porto, un pur bonheur, avec des panoramas magnifiques!
Magnifique, un
adjectif souvent utilisé quand on doit parler des paysages
corses, il va falloir que je trouve des synonymes pour varier un peu...

Je traverse Porto, file vers Piana et ses calanches,
me faufile entre bus, camping-cars, motos, camions et voitures; c'est
moi le roi de la route, mais il semble que certains ne soient pas au
courant, alors je le leur montre... Je ne verrai
les calanches que de loin cette fois-ci; il y a
déjà trop de monde pour moi
en cette saison, alors je poursuis ma route au hasard et me dirige vers
la plage d'Arone...

Il y a en bord de mer un restau bien sympa, avec terrasse
sur la mer, qui le fait un peu payer mais sans excès. Il y a
toujours du
vent mais le soleil commence à taper, j'y mange à l'ombre
avant d'aller planter la tente dans le camping tout proche.

Il n'y a vraiment pas grand monde sur cette plage immense, l'eau est fraîche mais
impossible de résister à l'appel du plouf, même
à 17-18 degrés!
Mon menu du soir est le même que celui du jour
précédent, mais je suis allé me poser sur un
rocher d'où j'ai une vue grandiose, admirable, merveilleuse, superbe, sublime, voire
somptueuse
(synonymes de magnifique...), sur la côte. Le coucher de soleil s'annonçait
magique, mais c'était sans compter sur les nuages... ce sera
pour une autre fois!

Allez, dodo!
Demain est un autre jour...