Balades de FleePee





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Balade Corse!
Du 11 au 18 Juin 2012...


Jours 5 et 6:
Retour sur Bastia et Désert des Agriattes...



         

Depuis le col de Vergio, je rejoins Porto pour y faire le plein et trois courses...


    Histoire de ne pas rouler au moment le plus chaud, je me pose un peu sur la plage de Gradelle à l'ouest du golfe de Porto, dans un restaurant idéalement placé et aux patrons très sympathiques, avec qui je tape la bavette pendant que je me désaltére à l'ombre de leur grande terrasse vide. Ils me laissent mettre la moto et ses bagages à l'ombre d'un eucalyptus et me la surveillent pendant que je vais me rafraîchir un peu dans l'eau...
    Je reprends la route côtière qui relie Porto à Calvi, puis retourne à Belgodère où j'ai mes habitudes, passe par Ponte Leccia avant d'atteindre Bastia, puisque j'y bosse le lendemain.

    Le surlendemain, donc, j'ai la journée pour rouler avant de reprendre le ferry à Bastia.
Direction le désert des Agriattes!



    La canicule est désormais bien présente, et c'est en cuir que je commence à me diriger vers la mer par les pistes des Agriattes. Et c'est un peu chaud aussi avec un Africa chargé, surtout les passages en descente dans des langues de poussière de sable, style fesh-fesh, dans lesquels mon pneu avant se dérobe...
    Je me perds un peu, arrive au pied d'un chemin très étroit et pierreux au milieu du maquis, en montée bien raide, et l'emprunter me semble délicat si ça devient encore plus étroit ensuite et que je doive faire demi-tour... Je préfère faire demi-tour tant que je le peux, veux poser un pied à terre puisque je dois reculer pour finir la manoeuvre, mais impossible de tendre la jambe! Le cuir ne glisse pas sur la peau en sueur de ma jambe, je commence à me sentir embarqué par le poids de la moto chargée lorsque mon pied touche enfin le sol... Redresser un Africa avec une seule jambe, c'est du sport, je me fais une bonne montée d'adrénaline et de température...
    Mais je repars donc sans faire tomber la moto et finis par me poser près d'une petite crique pour redescendre un peu en température, me jeter à l'eau et manger autre chose que de la poussière...
    Je mettrai un jean léger avant de repartir; le cuir, c'était déjà un peu too much à la descente le matin, mais soleil au zénith et en montée, il était hors de question de le remettre... j'ai bien sûr gardé le blouson en cuir, parce que les pierres, c'est bien plus dur que mes coudes et que ma peau molle...

                   


    Je crois bien que pendant cette remontée, c'est la seule fois où j'ai entendu le ventilo du radiateur d'une de mes Africa se mettre en route! Et moi qui n'ai pas de radiateur ni de ventilo pour gérer ma température, j'ai bien dû perdre deux litres d'eau lors du retour des Agriattes...
    C'est vraiment un endroit à part sur l'île; l y a des pistes roulantes, c'est forcément là où j'ai pu m'arrêter faire des photos, d'autres plus cassantes qui demandent un peu de circonspection, mais il faut aussi regarder plus loin que le devant de sa roue pour localiser d'éventuels nuages de poussière: j'ai croisé ou dépassé tractopelles et bulldozers qui entretenaient les pistes avant l'été, buggies et quads en randonnée parfois sportive, et même quelques randonneurs courageux!
Donc la prudence est de rigueur...

         


    Après une autre pause baignade sur la plage de Lozari, je suis bien nase, les Agriattes m'ont vidé!
Manque de bol, mes voisins immédiats sur la plage sont trois jeunes couples caricaturaux de marseillais; grossiers, vulgaires et parlant fort. Je voulais tenter la sieste mais c'est loupé!

    J'avais l'intention de me faire une bonne boucle qui s'annonçait très agréable avant de rejoindre Bastia et le ferry,  mais je ne suis pas très dynamique, avachi sur la moto... Et à l'entrée d'un virage, je sens bien que j'arrive trop vite... Faudrait que je freine, mais j'ai la flemme, me dis que ce n'est pas grave que j'aille rouler un peu dans le bas-côté puisque j'ai un trail...
    Je me fais bien secouer dans les pierres et la caillasse, et puis il faut bien que je tourne sinon je me prends la paroi rocheuse; ça me réveille quelque peu, et je me dis alors que je commence à ne plus être en pleine possession de mes capacités intellectuelles; je m'arrête donc à l'ombre pour souffler un peu, boire et me passer un coup d'eau sur le visage, puis fais demi-tour pour rejoindre une route plus directe qui écourte mon retour vers Bastia.
    Dix, voire même seize par endroit (7 et 3, voire 13 et 3. Mais vous aviez déjà compris!), couvert de gravillons; je passe en rase campagne, les gens sont surpris de me voir là, et, désormais bien réveillé, je profite de ces derniers kilomètres bucoliques avant de me retrouver sur les axes encombrés de la côte Est...



Arrivé à Bastia, je n'ai plus qu'à patienter en attendant de monter à bord du ferry.


Le soleil se couche et je ne vais pas tarder à l'imiter...

Au débarquement le lendemain, ma moto démarre, mais c'est juste!
Régulateur/redresseur de courant que je diagnostiquerai plus tard hors d'usage...
J'ai eu chaud et lui aussi!
Heureusement que cela ne m'est pas arrivé au milieu de nulle part!
Au final, une bonne petite balade de 1387 bornes, avec une consommation moyenne de moins de 4 litres aux 100 kilomètres, ce qui donne une idée du rythme auquel j'ai roulé!

Et en conclusion:
La Corse, c'est vraiment le paradis des motos!
Surtout de celles qui peuvent sortir du bitume!!

C'est quand que je repars où?!!