Balades de FleePee





Retour Liste


Accueil




M'écrire
Les Pistes de la Stella Transalpage!!
Du 18 au 20 Juillet 2014...
(En attente de photos pour illustrer correctement cette page...)


     

    Je me suis couché le bide rempli de paste a l'arrabiata... ça brûle un peu en bouche, mais c'est bien pire dans les entrailles, surtout que je me suis gavé!
L'estomac au bord des lèvres, j'ai un peu de mal à m'endormir, mais aucun à me réveiller alors que le soleil, lui, ne s'est pas encore levé, cette grosse feignasse!
4 heures de sommeil, donc, ce n'est pas bézeff...
    Mais finalement contrairement au soleil, c'est moi qui fais ma feignasse et ai un peu de mal à me lever, et puis à quoi bon; le bar n'ouvre qu'à 8 heures, et comme au dernier moment j'ai viré camping gaz et cafetière italienne de mes bagages, je ne peux me faire moi-même mon p'tit déj favori, composé de X cafés ingurgités en machouillant de la nicotine...
Je sais, ce n'est ni bien ni diététique, mais c'est comme ça!
Je flemmasse donc quelque peu, puis me décide à filer à la douche, prends ma dose de caféïne et de nicotine en terrasse du bar...
    Je ne félicite d'ailleurs vraiment pas ce Jean Nicot, je devrais même porter plainte contre ce gars, qui a envoyé en 1560 depuis Lisbonne de la poudre de tabac à priser pour soigner les migraines du fils de la reine de France...
Mais, bon, ça fait longtemps qu'il est mort, et presque 5 siècles plus tard, je fais partie des millions d'accros à cette saloperie qui t'abat...
Fin de la page culture du tabac!

    Tout le monde s'équipe, prépare sa monture, le Flan manque d'huile... Beurk!
Non... je voulais dire que le Flan ouvre le flanc de son DR pour faire l'appoint qui tombe à point, on prend du retard sur le départ mais personne n'en fait un flan.
Direction la pompe à fric et à carburant, le supermarché afin de prévoir le pique-nique du midi.


Nico, mal stationné.
Une photo qui faillit être prémonitoire...

    Puis la petite troupe se met en branle pour la première boucle du jour!!
Ce qui n'a, je préfère préciser car cela prète à confusion alors que je préfère personnellement louer ou vendre à confusion, rien à voir avec une séance de masturbation collective...

    On bouffe de la poussière, mon chewing gum croustille sous la dent alors qu'Eve soule Adam, et deux groupes se forment naturellement; ceux qui roulent fort devant, ceux qui roulent fort raisonnablement derrière.
Première pause à attendre des retardataires...

    Jean-Ba arrive derrière moi, haut sur roues mais court sur pattes, il veut béquiller dans le dévers et roule-boule au sol sans jouer au domino avec ma moto et moi dessus, ce dont je lui suis fort reconnaissant...
    Engoncé dans sa veste enduro, c'est loin d'être un manche même s'il se dit novice, et comme nous sommes loin de la Manche et qu'il fait plutôt chaud, il lui est conseillé d'enlever ses manches avant dimanche (on est samedi) pour se ventiler un peu et redescendre en température avant de monter en altitude...
Mais ce n'est pas la première chute!
    La première, c'est celle du top-case de Tennophil, d'où les deux retardataires d'heureux, tard à terre. (ça ne veut rien dire? Et alors?)
    Trop de poids dans le top, trop de secousses et le porte-paquet plie les genoux et le top se fait la malle, certainement pour se faire croire qu'il est plus gros, alors qu'il n'encaisse pas. Il finira la journée sanglé sur un autre porte-bagage... Hop!
Et c'est reparti ma grosse b.te!
Oups!...
Pardon pour les enfants qui me lisent...
Et c'est reparti mon kiki (rikiki)!
    Ça envoie toujours du lourd devant, ils sont obligés de nous attendre régulièrement pour que l'on reparte groupir.
Après un de ces redémarrages, Nico remonte le groupe des lents, heureusement hauts en couleurs, parce que sinon ce seraient des lent ternes, alors que l'on n'est ni des lumières, ni des éclaireurs... il me double donc d'un coup de gaz.
    Je ne cherche pas à suivre; je n'en ai pas envie, et entre la poussière et la pente, on n'a pas une bonne visibilité de la piste.
Je rentre sur un virage étroit à droite pas très loin de son point d'ébullition puisqu'à environ 90°, et vois Tennophil, que je suivais, arrêté et qui me fait signe de ralentir...
Oula! Ça ne sent pas bon tout ça!
    Je regarde illico en contrebas dans la pente bien raide, et vois au milieu des rochers la moto de Nico à l'envers à cet endroit, Nico plus de dix métres sous la piste, allongé dans le sens de la pente, les bras croisés sur les côtes et le bide, semblant se tordre de douleur...
Incrédulité face à la frayeur d'une chute grave et de conséquences aigües!
Je lui fait signe et il me tend ses deux pouces en un signe rassurant... il avait le souffle coupé par le choc de l'impact...
Ouf!!!
    On le rejoint, le pompier de service vérifie que physiquement Nico va bien, et ceux qui sont partis devant finissent par revenir après quelques minutes, on peut alors commencer à s'occuper sérieusement de ramener la bécane sur la piste. Fourche et pontets semblent avoir vrillés, le radiateur droit est explosé, le reste à l'air OK, du moins les éléments essentiels pour pouvoir éventuellement rentrer en roulant.
    J'ai des sangles dans ma sacoche de selle que l'on installe après avoir fait pivoter la moto parce qu'elle est à l'envers, roues vers le haut. J'ai repéré un chemin en contrebas qui me semble être le plus facile pour ramener la moto sur la piste, mais on ne m'écoute pas, alors que c'est par là que Jean-Charles finira par la ramener avec un peu d'aide et moteur allumé, car la bécane a pu être redémarrée.
    Fin de balade pour Nico, qui redescendra la piste pour rejoindre le camping et y prendre un peu de repos. Pas de fracture, pas d'entorse, pas de plaie, pas d'hématome... Il s'en tire bien, juste un peu froissé à ses dires!
Merci le casque et la dorsale!

On repart donc sans lui pour le col du Jaffereau.
Arrivés au pied des pistes de ski, je jette un oeil sur la pente...
Dediou, c'est raide!
Les speeds se jettent dedans comme des calus...
Franchement, si j'avais été seul, je n'y serais pas allé!
Parce que l'Africa, c'est lourd, les pneus Anakee3 sont bien routiers, ma démultiplication en 15x40 bien trop longue en tout-terrain...
    Je me lance... tente de passer la seconde à deux reprises, mais il faudrait que je roule bien trop vite pour ne pas forcer sur le moteur et je manque de reprise au rythme raisonnable de ma montée, avec mon Africa sans crampons et mon expérience en TT à son guidon...
    Je fais toute la montée en première, en poussant dans les tours si besoin, aborde les épingles avec circonspection et prudence, comme ça je me sens moins seul, et je peux vérifier que le ventilo de mon radiateur fonctionne bien!
Superbe panorama à 360° au sommet, on en profite un peu avant de redescendre sur un fort en ruine pour y pique-niquer.

                  

                  

    Toutes ces pistes sont un vrai régal, même si ça secoue beaucoup, quel plaisir d'y rouler!!
On redescend sur Bardonnechia après avoir fait le plein d'eau à une bonne source bien fraîche, et on reprend une très belle piste sur laquelle tous se lâchent un peu... en sous-bois, au milieu de la forêt, elle serpente jusqu'à un bar d'altitude où on se pose et se repose.

    Je suis cuit, ma petite condition physique, les efforts pour mener l'Africa et le peu de sommeil font que je sens que j'ai eu ma dose pour la journée...
    Après avoir glissé des deux roues sur une langue de gravillons en plein virage et manqué de me manger la paroi sur la petite route bitumée qui termine la piste avallée pour rejoindre la vallée, je préfère en rester là, tout comme Flan et Algo, et nous rentrons au camping pendant que les autres partent enchaîner d'autres pistes.

Je les ferai toutes ces belles pistes, mais une autre fois!
- "Albi bac!", comme disent les albigeois lorsqu'ils veulent traverser le Tarn grâce au bac...

    On retrouve Nico au camping, près de sa tente mais sans son oncle, sinon il y aurait aussi sa tante, qui elle aussi est une canadienne. Il est toujours souriant et je lui prête mes outils pour qu'il finisse de démonter son radiateur.
    Une douche, une bière, un aller-retour au supermarché récupérer les ingrédients du barbecue du soir, et on tombe sur Seb, malgré son plexus récemment cassé, et Gépétto, malgré son coccyx récemment remis, venus chacun en Africa de Briançon apporter à Nico un radiateur pour qu'il puisse lui aussi rentrer sur Briançon le lendemain avec sa bécane.

C'est l'heure de l'apéro et la soirée peut commencer!
Mais c'est une autre histoire et demain est un autre jour!!