Balades de FleePee





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Meeting ATOC 2015
Du 13 au 17 Mai 2015, dans les Corbières...



Jour 4: Les Ramollos...
Photos de moi, Mika, Bouste, Blessdom... et les autres!...

    L'éveil après la veille de la veille est difficile...
Je remue à peine, tout mou et moulu, mais mon ami le Moi intérieur me murmure rieur qu'il vaut mieux me motiver à m'activer pour rejoindre équipé ma mule et le groupe qui m'émule...
Faut dire que Dudu13 nous a invités avant le coucher à passer dans leur gîte boire une verveine, ce qui m'avait surpris.
Je réponds que j'attends la fin du concert avant de passer les rejoindre.
Je décline régulièrement les propositions de verveine de ma femme, ce n'est pas un breuvage qui m'attire des masses.
Mais la verveine de chez Dudu13, elle fait plus de 40° et désinfecte la gorge, ça surprend un peu...

    Direction le p'tit déj'... Je ne suis pas le seul à être ramollo, ça me rassure. Blessdom et Bouste commencent à accuser le coup, ils se couchent dans les derniers et se lèvent les premiers pour organiser la journée, pendant laquelle ils n'arrêtent pas... et finalement, du fait de la mollitude ambiante, le départ est reporté d'une heure, ne pas courir avant de partir me va très bien aussi, pas de soucis!
On se met donc en route vers 9h30, mais il y a des débuts de journée moins faciles que d'autres....

      
Pas tombé; un coup de botte et ça continue!                                                                     

Toujours de belles pistes et un bon rythme, que du plaisir!

             

    On fait ensuite un petit bout de bitume pour rejoindre un col et une piste qui s'enfonce dans les sous-bois.
J'adore!
En plus, une sensation bizarre à la conduite; c'est mou, ça ne tabasse pas dans tous les sens, par contre ça glissouille un peu tout de même...
J'en avais déjà un peu entendu parler, mais ça fait donc ça, la terre humide, la boue, l'herbe?!!
Je déconne à peine; je n'ai pas souvent l'occasion de tester ça vers chez moi...

             
             
             
    On se régale à tous points de vue: ambiance, roulage et paysages sont tops!

    Et puis on arrive à l'entrée d'une nouvelle piste qui s'annonce sympa, comme les autres... vu qu'en roulant, je ne prends pas toujours le temps de déclencher la caméra, pour une fois je m'arrête sur le côté pour le faire. Tous me doublent, même Eric, qui depuis le début du meeting ferme notre groupe de roulage... peut-être cela le fait-il chier que je prenne quelques secondes pour allumer la cam de la main droite, ce qui m'empêche d'accélérer...
    Et puis il s'arrête quelques mètres plus loin, je me dis que c'est sûrement pour reprendre sa place de fermeur. J'accélère franchement pour que son attente ne dure pas et  pour le dépasser, lorsqu'il me fait des signes que je ne comprends pas...


    Que veut-il?
Que je serre à gauche?
Que je n'accélère pas comme un bourrin pour ne pas qu'il se prenne de la caillasse dans la tronche?
Je n'en sais rien, avec les bouchons dans les oreilles, le vent et le bruit du moteur je n'ai rien entendu s'il a crié ou klaxonné, et comme la piste est roulante et que les autres sont tous déjà loin devant, après un coup d'oeil (trop) rapide dans mon rétro, j'ouvre les gaz en grand pour recoller au groupe. En plus, ce n'est pas n'importe qui, Eric, il aime rouler fort, alors je me dis qu'il faut que j'envoie un peu les Watts pour ne pas le bouchonner...

    Je rejoins rapidement le groupe en me faisant plaisir...
Et puis à la sortie d'une petite épingle, une RD03 est à terre. Petite chute sans bobo pour le pilote et la machine.
Moto relevée et distraits par cette petite péripétie, nous repartons sans que personne ne réagisse au fait qu'Eric ne nous ait toujours pas rejoint... 

      

    On enchaîne le reste de la piste sans bifurquer jusqu'à l'entrée de Lagrasse, ce n'est donc que lorsque l'on s'arrête que l'on se rend compte de l'absence d'Eric. Et le réseau mobile étant ce qu'il est dans le coin, on n'a pas de ses nouvelles, c'est plutôt inquiétant...
Merde...
    Olivier part à sa rencontre, suivi quelques minutes plus tard par Nico, le reste de la troupe attend...
Lorsqu'ils reviennent enfin, on apprend qu'Eric est tombé en panne d'essence... avec un réservoir percé, la conso augmente forcément, et si on n'a ni le plein ni de témoin de jauge fonctionnel (?), ben on prend le risque d'être en panne sèche... je croyais que c'était moi qui avait la plus faible autonomie, mais finalement, non, ce n'était pas moi.
Je me suis fait bien pourrir, normal en un sens, car c'est vrai que s'il s'était viandé, le délai pour revenir vers lui aurait été le même: Eric est resté en carafe en bord de piste pendant 35mn avant d'être dépanné. C'est beaucoup trop, même si dans ce cas ce fut sans conséquence.
Mais en même temps, dans un autre sens... bon...
    Me sentant tout de même responsable et merdeux, je présente plusieurs fois mes plus plates excuses à Eric. J'apprécie que l'on puisse me faire confiance et je suis dégoûté de m'être loupé sur ce coup, ça me gâche la sortie du jour qui était superbe jusque là. Vu le niveau d'essence dans mon réservoir en fin de virée, ce n'est pas moi qui aurait pu le dépanner, mais j'aurais pu au moins ameuter la troupe si j'avais compris qu'il était en rade.

    L'itinéraire du jour a été tronqué à cause de la mollesse des Ramollos que nous sommes, et nous retournons vers le camp de base pour y manger. J'ai un coup de mou après être arrivé, Africa13 aussi. On aimerait rouler l'après-midi, mais sans partir trop tard pour ne pas mollir plus, et aussi du coup pour rentrer suffisamment tôt pour avoir le temps de souffler un peu avant la dernière soirée du meeting.
    Et puis je dois dire que je ne me sens pas à l'aise avec l'histoire du matin, je m'interroge sur la manière dont elle a été perçue par les autres membres du groupe... tout cela fait que je préviens Bouste qu'on va retourner avec Africa13 se faire tranquilou l'Alaric l'après-midi, et qu'on part de suite, alors qu'eux ont l'intention de ne repartir que vers 15h. 

    On jardine un peu, j'ai beau avoir le GPS et les traces enregistrées, je ne comprends pas que je ne voie pas les pistes...
Je finis par m'arrêter et regarder les cartes qui y sont activées et m'aperçois que Jean-Ba m'a désactivé la carte topo du coin en examinant mon GPS pour le tester... la bonne blague!
    Mais en improvisant un peu et après quelques demi-tours, non seulement on se fait des pistes bien sympa, mais en plus on retombe sur celle qui va nous mener au sommet. C'est l'oeuf au riz, il y a toujours du vent, mais les éclaircies pendant lesquelles le soleil brille sont appréciables.
    Et puis en cours de montée, le moteur de l'Africa s'arrête!
Coup de pouce sur le bouton magique, ça redémarre mais coupe dès qu'Africa13 met un petit coup de gaz.
Il y a pourtant du jus dans le réservoir...
- "C'est le CDI qui est nase, j'en ai dans mon sac...", dit Africa13.
Soit...
Moi, j'ai quelques outils, donc on démonte pour avoir accès aux boîtiers d'allumage.

      


    Mais changer les boîtiers ne fait pas avancer les choses... on a fait quelques bornes de piste, Africa13 me dit que je n'ai qu'à continuer tout seul... c'est bien sûr hors de question, si je SAIS que quelqu'un est en rade, je ne vais pas le laisser seul en carafe, et puis aussi, je n'ai pas refait le plein et j'ai eu ma dose d'histoire de panne d'essence pour aujourd'hui!
Il commence à descendre en roue libre, je remets les X couches de mon équipement Robocop et fais une petit photo du coin avant de le rejoindre. 


Cette région est magnifique!

    Je retrouve Africa13 plus bas sur un bout plat, qui s'est donc mis à pousser sa bécane.
Il a une tête de ramollo, on ne peut pas continuer comme ça.
Je sors une sangle que je fixe entre la base de mon cale-pied et son pare-carter, et on repart comme ça en y allant mollo; j'ai peur pour mon petit embrayage et de la chauffe éventuelle de mon moteur refroidi par air et huile...

    Après au moins 5 bornes de pistes puis 15 de routes heureusement pas très fréquentées, je passe en réserve 2km avant le camp de base, mais on finit enfin par y arriver! On nous questionne, nous donne le diagnostic: pompe à essence HS...
    Ah oui, tiens, je n'avais pas pensé à ça... L'Africa Twin peut rouler sans pompe pour peu que le réservoir soit rempli au-dessus des carbus: l'essence y remonte par gravité, mais niveau de jus en dessous des carbus, c'est mort, il n'y a plus assez de pression du poids du carburant pour le faire remonter jusqu'aux carbus. Et ce n'est de toute façon pas avec les 3 litres qu'il devait me rester dans le réservoir que j'aurais pu faire quelque chose sans tomber en rade moi-même...
    Au camp, quelqu'un a une pompe à essence neuve disponible, le problème va donc être vite solutionné, surtout que Mika se charge de l'installer...
    Mais moi, je suis frustré, le coup de mou de midi s'est bien dissipé, et je repars donc vers Lézignan faire le plein, puis je reprends exactement les mêmes pistes du début d'après-midi et arrive donc au sommet de l'Alaric en solitaire, ce qui ne change pas vraiment de mes habitudes de roulage.
    Le vent décorne les boeufs, c'est pour ça qu'il n'y en a pas ici, du coup c'est sans bovins à mes côtés mais avec les 34 chevaux du XR que je m'y pose un peu. Je m'éloigne de la piste principale par un petit single. Le XR oscille béquillé contre le vent qui s'est vraiment bien renforcé, mais la vue est grandiose alors j'en profite un peu!

    Je fais au moins 20 photos et selfies pour en avoir 3 cadrées
tant je me fais bousculer par les rafales!

   


Le raidillon... pris en descente!


    Bien content d'être là, j'entame le retour, emprunte en descente le raidillon que l'on avait évité la première fois que l'on y était passé avec le groupe (qui doit être faisable en montée avec le XR, mais peut-être pas d'un seul coup!), et puis une petite piste vers Camplong me fait des clins d'oeil alors que je m'en approche, alors j'y vais illico! Certains passages sont assez délicats, ça ressemble à un parcours enduro, et il me semble qu'en Africa ou autre trail, soit tu y restes bloqué, soit tu casses la machine, soit tu casses le bonhomme, soit tu groupes deux ou trois de ces options à la fois...
Même avec le XR, et surtout seul, je n'ai pas droit à l'erreur!
    Surtout dans l'une d'elle: single de bonne pente (60°?) sur 10 mètres, avec pierriers et roches, où pour assurer il vaut mieux zigzaguer un peu en descendant. Arrivé en bas, il n'y a que la place de poser la roue avant, avant de remonter illico presto une pente identique, avec quelques marches à passer en plus... arrêt interdit et demi-tour impossible si tu te retrouves coincé au fond...
Et vu la pente, risque de se retourner en passant les marches de la montée...
Mais je me surprends à passer ces zones sans difficulté, avec prudence, pile-poil à la bonne vitesse pour assurer le passage.
    Je me régale, je regrette de ne pas en avoir d'image, il y a des moments où on zappe ce qui est accessoire, mais je garde ces images sympas en mémoire. J'aurais souhaité pouvoir revoir ces jolis endroits et vous en faire profiter...
    J'arrive derrière le camp de base par les vignes aux environs de 19h, avec la patate et la banane, ce qui donne un mélange assez étrange.

    J'aurais tout aussi bien pu partir rouler avec le groupe, finalement...

    Je vérifie mon niveau d'huile: toujours pas d'appoint à faire...

Douche, apéro, repas, blablas, verveine,
et comme la veille et les jours précédents,
on est allé se coucher un peu challumé...

sauf Nico qui est tombé dedans quand il était petit...

Demain est un autre jour...
Car c'est celui du départ...
C'est trop nul, je serais bien resté plus longtemps...


       
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