Balades de FleePee





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Ultimate OffRoad Ride 2017
Du 1 au 6 Juin 2017...




Jour 2:

Que l'Aventure Continue!




    Peut-être aurais-je pu m'endormir sans mettre les bouchons d'oreille, tant j'étais cuit, aussi cuit que les saucisses et aussi coulant que le calendos déposé dans la braise la veille...
Mais bon, histoire d'être sûr de m'endormir au plus tôt alors que j'ai planté la tente pas trop loin de la tablée où il reste encore quelques convives, je les ai mis, et ai roupillé ensuite comme un gros bébé!
Mais du coup, je n'ai pas entendu non plus les premiers compagnons de virée se lever le lendemain matin!
Je regarde l'heure lorsque je me réveille... damned!! Déjà?
Je sors de la tente... c'est tout couvert ce matin... bof...

    Pas envie de me speeder plus que ça, ma journée commence TOUJOURS par LES cafés...
Certes, je pourrais m'en passer, mais je me sens bien plus opérationnel avec que sans... ça a de plus le mérite de faciliter mon transit intestinal. Et il est aussi effectivement bien plus facile de déféquer sans l'équipement tout-terrain avec lequel je me trimbale...
Tant et si bien que je pars le dernier du bivouac, mais prêt à enquiller des bornes illico presto!
Je fais du jus à la station du village, puis suis la trace... qui me mène à Carcassonne!

    Aahhh NOOON! Berk!
De la ville, des feux rouges, des diesels, du monde... pas beaucoup, mais c'est déjà trop... au secours!
Je me croirais presque chez moi!
Aucune envie d'être là, j'ai envie de verdure, de grands espaces, ou de petits chemins étriqués...



    Carcassonne, c'est bien mignon, mais je n'ai vraiment aucune envie de faire du tourisme, et puis maintenant que j'ai ma dose de caféine, le plein de carburant et les intestins vides, j'ai envie de rouler!
Longeant une place, j'aperçois le troupeau disparate des Africa Twin stationné. Je ralentis, et lorsque je vois Bro7 me faire signe, plutôt que de m'arrêter, j'improvise en signalant que je vais tracer.

    Je rattrape Ramon et son fils, mais je roule vite et les lâche tant j'ai envie de m'enfuir.
Dans une rue étroite à sens unique, un taxi bloque le passage en déversant ses clients. Je n'ai pas 10 secondes à glander, alors je passe par le trottoir pour le dépasser. Mais ce trottoir est couvert de poteaux, et bien sûr, avec mes sacoches, je ne peux passer entre ceux qui garantissent l'accès à un garage...
Fatche! Rien que pour m'emmerder, j'en suis certain!
Il faut que je recule, Ramon & hijo me repassent à ce moment, le taxi a déjà dégagé... suis trop impatient!

    Je repasse devant les touristes plus loin, je les vois se préparer à faire cette photo...



    Et j'arrive enfin sur les premières pistes du jour...
Aaahhh! Qu'est-ce que ça fait du bien!
Je roule jusqu'à ce que je trouve un bon spot en attendant que les collègues me rejoignent. Je préfère largement me faire la pause au milieu de rien qu'au milieu de tout, uriner dos au vent en profitant du panorama... que du bonheur!
Et tant pis pour le caoua, j'ai de toute façon pris ma dose minimale, donc tout va bien!



    Dans la colline, j'entends vrombir au loin des moteurs, je me prépare à immortaliser leur passage.
Pol devance son père, et quelques minutes plus tard, c'est au tour de Christophe d'arriver...

         

    Christophe s'arrête.
- "Tu roules seul?"
- "Pour le moment, oui. J'attends ici que les collègues en Africa me rejoignent..."

    Il repart avec sa sauterelle...
Ce n'est pas que je m'emmerde à attendre, mais si, quand même un petit peu!
Alors je décide de poursuivre; seul, je roule de toute façon tranquillou, et vu le rythme que peut avoir le groupe, ils me rattraperont rapidement...
Je descends du plateau, et la vue sur la vallée est magnifique!
J'oubliais: il est vrai que j'ai embarqué une caméra et ne l'ai même pas encore sortie... c'est l'occasion!
Je m'arrête, m'équipe du harnais, je suis prêt lorsque la troupe débarque enfin...

        

C'est donc reparti avec la troupe!

   

    C'est tout de suite plus sympa de rouler en groupe...
Même si la contre-partie est qu'on bouffe énormément de poussière!
On est d'ailleurs les seuls à rouler dans un aussi grand groupe, les autres roulent à deux ou trois maxi...
On soulève donc un max de poussière, et ça croustille sous la dent!
Mais bientôt, on va regretter de ne plus en bouffer...
Les pistes sont plutôt roulantes, rien de vraiment délicat à passer, faut juste rester concentré pour éviter les surprises...
Et puis... quels paysages!
Que du plaisir!!

         

    Petite pause au château de truc, où on retrouve Blessdom et Clément qui tracent par la route. Blessdom, parce que ses orteils le font toujours souffrir, Clément parce qu'il roule en mastodonte chaussé de pneus routiers: il n'a pu préparer son Africa pour l'UOR, il se joint donc à nous sur la suite de ce long week-end avec son Varadero.
Ma bécane chante: "Demain je s'rai la plus sale pour aller rouler-é-é-é... rouler-é!"

         



On se refait une petite pause dans un village un peu plus loin.
Certains sont en surchauffe!



    Un peu plus loin encore, on rejoint de nouveau Blessdom et Clément, qui ont magistralement géré la logistique pour que nous ne perdions pas de temps avec le casse-croûte du midi... 
Bon, un Varadero, cela semble chaud à béquiller sur de la terre humide!

    

    On s'apprête à repartir...
- "C'est à qui le sac, là-bas contre l'arbre?"
Oups! C'est à moi...
C'est vrai qu'il y a quand même pas mal d'avantages à rouler en groupe!!
En additionnant les neurones, on pallie à ses propres déficiences...

C'est reparti pour de bon...
Prom'nons-nous dans les bois...


   

   Mon rétro recommence à danser la gigue, et à la faveur d'un arrêt, je le revisse, solidement cette fois-ci...
On a encore pas mal de route à faire, et plus on descend vers le sud, plus le ciel est lourd, chargé de flotte...
On n'y coupe donc pas, et dans une montée de la "Route des Sapins", on se prend la pluie...
Mon masque est rempli de buée, je ne vois plus rien, l'enlève et me fait matraquer le visage par les gouttes...
    Arrivés à une croisée de chemins au sommet, on s'engage sur l'un d'eux...
Mauvaise pioche, faut faire demi-tour. Nico et moi sommes les derniers à le faire.
Revenus sur le carrefour, la purée de pois est telle qu'on ne voit absolument pas où sont passés les autres!
Je m'arrête pour consulter mon GPS, mais le zoom est trop faible pour que je repère le bon chemin. Nico, quant à lui, voit une trace au sol et disparait prestement par cette piste... pas moi: je n'ai même pas le temps de le prévenir qu'il n'y a pas assez de traces de pneus pour que ce soit notre groupe qui soit passé par là...
    J'entends klaxonner, mais avec le casque et moteur tournant, impossible de localiser la provenance du son, je tourne la tête et ne vois rien... je ne suis pas SUR un nuage, et c'est pourtant bien le sentiment que j'avais, mais plutôt DANS un nuage...  je zoom et visualise la trace sur le GPS, à l'opposé de la direction prise par Nico...
Le reste du groupe était à moins de cent mètres, mais totalement invisible, dans un coude du chemin, qui plus est!
Du coup, on se fait une autre pause sous la pluie en attendant que Nico nous rejoigne...

         

    
On ne ménage pas nos efforts pour faire de belles photos: Fabtone et moi testons les effets spéciaux...

    On s'amuse, on s'amuse, mais la pause dure un peu trop...
Bro7 part à la recherche de la brebis égarée, et quelques minutes plus tard, le troupeau est à nouveau au complet.
On descend en se faisant bien rincer, et comme par magie, une trouée dans le ciel nous permet d'aborder ensuite une superbe montée par une piste forestière, sous la lumière des rayons du soleil qui percent l'abondante frondaison et que c'est bÔ...
La piste est sublime, le grip excellent, il n'y a plus de poussière soulevée... l'endroit est magnifique!

    Arrivés au sommet, on tombe sur un panorama mignon tout plein, alors on profite des rayons du soleil pour sécher un peu bonhommes et fringues... j'étais prêt à enchaîner, mais c'est finalement bienvenu et fort agréable!

         

    

    Le retour de l'ombre des nuages, dont les couleurs ne laissent rien présager de bon, sonne brusquement le moment du départ ainsi que la remise des couches étanches, celles avec de petits élastiques là, pour que les fesses restent bien au sec...
C'est sous l'orage et des trombes d'eau que l'on termine la descente, avec des éclairs qui claquent au-dessus de la forêt. Je me souviens en roulant des histoires scolaires de cage de Faraday, je me doute qu'on n'en bénéficie pas à moto... ne nous attardons pas...



    
Oui, ce sont bien des gouttes d'eau et non des poteaux blancs que l'on voit sur la dernière photo...

    On retrouve le bitume, toujours sous une pluie battante infernale, et à la traversée d'un hameau, on tombe sur Clément qui vient à notre rencontre en courant. On se pose dans une cour où un camion ambulant de boucher-charcutier est stationné et où on peut se mettre un peu à l'abri.
Nouvelle pause. Du coup quelques courses pour le soir se font, et on se tape sur place, avec les doigts tout fripés par l'eau, un bon sauciflard!

    

    L'avantage de cette pause, c'est qu'on repart avec seulement une petite pluie!
Retour sur les pistes, il ne pleut plus, toujours pas de poussière en roulant. Ma bécane est un peu rincée, ce qui ne signifie pas qu'elle soit fatiguée; elle était simplement couverte de boue, mais je roule moi aussi couvert et debout.
Notre duo est donc bien accordé...

   

    On s'approche petit à petit de notre destination finale...
Et v'là-t-y pas que sur la fin d'une descente, alors que la pente diminue et que je veux éviter une petite saignée, je sens la direction toute floue... bizarre!
Je coupe les gaz: guidonnage...
Je m'arrête sur le bord, avec le pneu avant à plat... et merde!!
Nico, ou Bro7, je ne sais plus, celui qui ferme la marche, part prévenir le groupe.
Bro7, le bon samaritain, revient, avec chambre à air, démontes-pneus, compresseur 12V et mains expertes...
Et moi, j'ai le sentiment d'être un gros boulet inutile... ce n'est pas la première fois, mais je n'arrive pas à m'y habituer!
Je démonte 4 boulons pour sortir la roue, mais pour ce qui est de dégager ou remettre le pneu, je manque de pratique, je laisse l'expert faire...

    J'ai une béquille centrale, et alors qu'on cherche de quoi maintenir la moto en arrière pour avoir la roue avant décollée du sol, un 4x4 arrive, conduit par un retraité très sympa, ancien proprio d'un Africa et qui regrette de l'avoir vendu...
Un gars bien, donc, et qui très sympathiquement nous prête son cric.

    Avec toutes ces pauses et péripéties, plus l'inertie d'un groupe important, il commence à se faire tard... alors après avoir rempli les réservoirs à Axat, Bouste décide de passer à la trappe la fin de l'itinéraire prévu et on file se faire les gorges du Galamus pour rejoindre agréablement le bivouac.
J'adore cet endroit bien que n'y ayant roulé qu'une seule fois par le passé...

    On vient tout juste de quitter Axat qu'on tombe sur Coriolis, assis sur le bas-côté...
Demi-tour pour prendre des nouvelles...
On apprend que Max est tombé, que sa clavicule n'a pas aimé et que les pompiers sont passés le récupérer sur la piste...
Coriolis attend un de ses amis qui doit arriver avec une remorque pour rapatrier la bécane de Max...
Fichtre! Encore un de plus en moins!



    On repart pour les fameuses gorges du Galamus... l'endroit est vraiment beau!

         


    Pendant ce temps, Blessdom et Clément assurent comme des bêtes et complètent le menu du soir: charbon de bois, calendos, pommes de terre, crème fraîche, pinard, pain, dessert... menu royal!!
C'est confortable d'avoir un Varadero pour assurer l'intendance!

    

    

    Environ vingt bornes avant le site prévu pour le bivouac du jour, on tombe sur les tentes installées à proximité d'un refuge cossu. Toukbal a préféré s'arrêter là, histoire de disposer d'un toit confortable sous lequel se réfugier pour le soir, si d'aventure la météo redevenait capricieuse...
    Pas une mauvaise idée, car c'est l'endroit idéal pour faire sécher des affaires près du feu, s'habiller léger, manger bien installé, et pour quelques uns, y dormir sans avoir à déplier la tente...

    



         

Encore une très bonne soirée pour clôturer une journée fabuleuse!
Dediou que c'est bon!
On en redemande!


Distance parcourue: 315,2 km
Durée du parcours: 12h56 (données GPS)


VIVEMENT DEMAIN!

        
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