Jour 1&2: Départ et Arrivée!

C'est le grand jour, celui du départ!
Je
rejoins Lio sur une aire d'autoroute, on charge ma moto sur sa
remorque à côté de son Africa achetée neuve en 1990 et tout juste
rodée, affichant plus de 160000 bornes au compteur...

Direction El
Bruc, où se trouve l'hôtel où nous allons résider pendant la
durée de l'événement, avec des cafards qui tous les matins me
regarderont déféquer pendant que la chasse d'eau fuit sur le
carrelage. Mais vu le peu de temps que je passerai dans la chambre,
j'ai décidé de laisser la faune locale tranquille; ces bestioles
sont chez elles après tout, et j'ai jeté une serviette sur le sol
pour absorber l'eau de la fuite et le son régulier des "plic,
ploc, plac!" qui m'exaspère...
On prévient Bouste de notre
arrivée, qui nous demande si on peut les rejoindre sur le lieu du
bivouac, qu'ils regagneront à la fin de leur reco des pistes aux
alentours. On s'équipe donc, installe les GPS, je charge le waypoint
du bivouac et on part alors que le soleil se couche. Arrivés sur une
voie rapide, le GPS me dit de tourner à gauche, et non seulement il
n'y a pas de route, mais en plus il y a de belles glissières de
sécurité qui empêchent toute sortie de cette voie rapide... on
fait donc demi-tour, on jardine sur le bitume, ce qui n'est pas
facile sans marteau-piqueur.
Impossible de rejoindre le bivouac...
On reprend donc une sortie, arrive à un giratoire pour la deuxième
fois, et Lio s'engage sur une piste en sens interdit qui y
débouche... je le suis et on arrive enfin sur le site du bivouac en
cours d'installation, mais on est les seuls à y être...
On
attend bien trois quarts d'heure, dans le vent, le froid et
l'obscurité...

Quel plaisir de retrouver enfin Bouste, Blessdom et
Bro7, puis Éric et Alain de T3 qui arrivent avec leur beau pick-up!
Petite soirée
tranquille, et puis le lendemain, c'est dimanche, et on s'élance à
tous vers le bivouac, peu après le levé du jour, pour les recos prévues
aujourd'hui. Tout d'abord une boucle routière vers le monastère de
Monserrat, en passant par le versant nord. J'ai à peine rodé mes
nouveaux pneus, le rythme est assez soutenu, les courbes larges, le
vent et le bitume froids, bitume de plus parcellé de traces
d'humidité... je ne me sens pas très à l'aise avec ces pneus que
je ne connais pas (Continental TKC80), que je sens se déformer à
chaque prise d'angle... mais finalement, une fois sur l'angle, ça
tient bien, il faut simplement que je m'habitue à cette sensation
déroutante des roues tentant de se dérober de l'enrobé tant
attendu, qui est un pur bonheur pour les motards locaux, parfois
"locos" sur des machines qui ne sont pas low cost....

Montserrat et son
abbaye, c'est beau, mais il faut éviter d'y aller un dimanche!
Vu
la foule et le nombre de véhicules qui en découle, du
vélo au bus
de tourisme à deux étages en passant par le
téléphérique et le funiculaire... en
écoutant les explications de Bouste,
j'ai du mal à imaginer comment réaliser le jour J en
toute quiétude
et en guidant des Inconnus la mission qui nous incombe, mais aussi
qui nous décombe...
Un caoua pour se réchauffer, puis on finit
la boucle par le versant sud et on retourne au bivouac, qui sera le
point de départ et d'arrivée de toutes les traces prévues pour
l'événement. Après avoir récupéré quelques calories dans le
domaine viticole tout proche qui fera aussi un peu de restauration
pour l'équipe, on file pour les recos des traces off road du
programme.

Welcome!

Quatre groupes de
niveau de roulage ont été prévus suivant le niveau des pilotes
Honda attendus, du novice à l'expérimenté. Nous allons
l'après-midi nous occuper de la trace off road qui sera notamment
empruntée par le groupe des novices, et là... surprise!
Il faut
littéralement balayer les pistes pour en éliminer tout danger et
risque potentiel de chute... au râteau, au balai, à la main, au
pied, on enlève pierres et branches en arpentant la cinquantaine de
bornes de cet itinéraire, ce qui avait déjà commencé à être
fait la veille... parfois, je ramasse un caillou de la taille d'une
bille pour aller le poser délicatement sur le côté, tant je trouve
déplacé de nettoyer une piste déjà roulante. Mais dès qu'on
signe, c'est bien pour suivre les consignes consignées, quoi qu'en
pensent certains cons si niais, qui ont signé pourtant eux aussi, si
niais qu'ils s'imaginent pouvoir faire le contraire...
Éric et
Alain en profitent pour remplir 4 ou 5 sacs de cent litres de déchets
qui jonchent les lieux et gâchent la vue et le cadre de futures
photos, le tout jusqu'à la nuit. Merci à eux! Pouvoir se dire que
l'endroit sera plus propre après qu'avant notre passage, c'est très
positif!
Après quoi, on retourne à l'hôtel rejoindre le reste
des Marshalls ATOC qui sont arrivés dans la journée. Non, nous
n'aurons pas d'étoile à épingler à nos blousons, ça me chagrine
et j'en suis bien déçu, mais en même temps ça sonne mieux
"qu'accompagnateur"... Marshall, c'est donc uniquement
l'appellation donnée à ceux qui encadreront les concessionnaires
pendant les roulages. Blessdom a changé pendant l'après-midi dans
le garage de l'hôtel son kit chaîne, qui est arrivé avec Dode, et
après repas et briefing, on bosse sur les traces GPS des jours à
venir jusqu'à pas d'heure...

Ambiance bon enfant, mais studieuse!