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Présentation Africa Twin CRF 1000 L
Du 9 au 16 Janvier 2016, Espagne... Jour 5: les Honda Boys sont là!
En ce mercredi matin, on part comme d'habitude tôt à moto pour Sitges, donc... car comme pour les autres jours, le programme de la journée est chargé... Pendant que tous les Honda boys sont en réunion en salle
plénière, nous, les ATOCiens, on récupère les CRF, qui ont été
débarrassées de leurs valises latérales, pour aller les placer sur
le parvis à l'entrée de l'hôtel, toujours par groupe de roulage.
On fait la navette entre le parking et le parvis, la noria se met en
place, Mika et Blessdom se chargeant de les aligner au cordeau avec
Brio et Dextérité! Je me suis
rendu compte dès la première fois que je l'ai fait qu'il m'est
difficile de manœuvrer une moto à l'arrêt sans souffrir de
l'épaule, et puis, tout comme je n'ai jamais aimé m'emmerder à
faire du coloriage sans dépasser des traits, il m'est tout autant
difficile de commettre des actes que la morale réprouve sur de
pauvres mouches innocentes en voulant déplacer de quelques
millimètres une moto pour que l'alignement soit parfait... alors que
Mika et Blessdom font ça comme des pros! Petit repas buffet
à l'hôtel Dolce, avec vue au travers de grandes baies vitrées sur
la mer et le parcours de golf en contrebas, ça change du parking et
ça change de standing!! Les 12 groupes de roulage partent les uns après les
autres à intervalles de temps réguliers, le mien en quatrième
position. En temps normal, l’icône véhicule reste centrée sur
l'écran de mon GPS, mais là, bizarrement, l’icône se déplace
vers le haut de l'écran sans que la carte ne défile... J'approche
d'une bretelle de sortie qui me semble être celle que je doive
emprunter lorsque je m'aperçois de cela, cherche d'un coup d’œil
trop rapide une éventuelle flèche de direction posée par Alain
sans en voir. J'ai dû faire un double appui sur l'écran tactile
avec mes gros gants d'hiver sans m'en rendre compte, puisque je vois
en bas de l'écran l’icône retour arrière... J'appuie dessus,
effectivement la carte s'actualise et se recentre au moment où je
dépasse la bretelle avec 17 gus derrière, et forcément, sinon ce
ne serait pas drôle, c'était bien celle que je devais prendre!
Après
avoir croisé un autre groupe qui s'est loupé aussi et que ça fait
du bien de constater que je ne sois pas le seul à galérer, on
arrive enfin au départ d'une route campagnarde qui commence à
tournicoter gaiement à travers des collines douces. On file sans encombre jusqu'au relais routier de Petromirallès, où un grand parking est disponible pour nous accueillir, ainsi qu'une salle d'un troquet jouxtant la station service, avec de quoi se restaurer et se réchauffer un peu. Et puis, comme il ne faut pas créer un embouteillage là, chaque groupe repart au fur et à mesure que d'autres arrivent. La route que l'on suit ensuite s'enfonce en montant dans une colline boisée, et si j'avais dû me balader, je serais effectivement passé par là... manque de bol, la trace bifurquait au pied de la colline. Tant pis... moi, j'étais partant pour un surplus de routes tournicotantes... demi-tour, et quand je croise Grégoire qui ferme la marche, arrêté sur le bas-côté, j'entends ses éclats de rire malgré ma vitesse et son casque... au moins, lui, il ne m'en voudra pas! On arrive peu après au bivouac et au complet, ce qui était l'objectif, mais n'a pas été si facile que ça, avec un beau feu de camp devant des tentes berbères, JMB qui fait mumuse et épate la galerie. Toujours de la même manière, les motos sont parquées par groupe, et pendant que les Honda boys vont prendre l'apéro, les ATOCiens prennent en charge les motos au fur et à mesure qu'elles arrivent pour en refaire le plein de carburant. On s'habitue à ce travail à la chaîne tout de même très spécial; ce n'est pas banal d'enfourcher autant de motos différentes et pourtant de modèle et coloris identiques dans la même journée! Ce soir, c'est
nouba avec animation africaine, petits plats du Maghreb dans les
grands, sous l'immense tente décorée façon berbère, au sol
couvert de tapis et moult tables basses à grand plateau marocain,
poufs de cuir et tabourets de bois. L'équipe de Terre Nomade a elle
aussi fait un gros boulot pour installer tout ça, leur cuisine étant
délicieuse pour ne rien gâcher. Heureusement, parce la saison actuelle, ça s'appelle
l'hiver et ça pèle aussi dans la campagne catalane! |
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