Jours 6 et 7:
JE FAIS LES COURSES AU CIRCUIT!
Et ma lessive dans ma chambre...
C'est bon de dormir, mais
décidément, tout se ligue contre moi pour que je ne dorme pas: dans
la chambre voisine, un mécano du superbike se lève pour aller
bosser à 5h30, et manque de bol pour moi, quand je suis réveillé,
je ne me rendors pas...
Je flemmasse quelque peu, me prépare en
attendant que le buffet petit-déjeuner ouvre à 7h30, et dès que je
suis prêt, je file vers le circuit...
Le ciel était bleu côté
mer, mais sur l'intérieur, c'est toujours autant couvert et le vent
n'a pas faibli.
Je rattrappe avant d'arriver à une entrée du circuit un anglais de
70 balais, avec qui je tape la bavette, très optimiste puisqu'en bermuda et T-shirt, qui doit se
faire tous les circuits autour du monde et qui connait tous les bons
spots pour voir tourner les bécanes autour de ce circuit sur lequel
il est déjà venu X fois. Je le croiserai de nouveau plus tard dans l'après-midi,
congelé, alors que j'ai remis mon tour de cou, le cuir fermé
jusqu'en haut, ma casquette sur mon crâne tondu, non pour me
protéger du soleil, mais du froid...

Ma position sur le circuit avec Google Earth...
Je passe sur ces deux jours
magiques, pendant lesquels, par deux ou trois fois, les larmes me viendront aux yeux...
Ben oui... parce qu'après toutes ces bornes, bien sûr je
suis las, mais le principal reste que je sois là, assistant au
spectacle fabuleux de ces bécanes ultra efficaces menées
par des
pilotes hors pairs sur ce circuit magnifique... beaucoup
d'émotion!
Et puis les rencontres sympathiques: celle d'un
jeune retraité de Lacanau en Triumph, et surtout, celle de
Fred, un portugais en GS venant de Lisboa (Lisbonne) à l'accent
anglais parfait, avec qui j'ai passé deux jours extraordinaires, à
partager boissons, nourriture et sujets de discussions plus que
variés...
Mais partout, en Espagne comme
au Portugal, la crise, la vraie, se fait VRAIMENT sentir, dans les villes plus encore que
dans les campagnes; le chômage, la pauvreté voire la misère sont
bien présents, et les gens ont d'autres préoccupations que de venir
voir un grand prix superbike. Les prix d'entrée commencent pourtant à
10 euros, mais le circuit est vide. Autant les portugais se foutent
un peu des courses motos, autant les espagnols en sont friands, et je
pense avoir rencontré plus d'anglais que d'espagnols autour du
circuit, alors que la frontière espagnole est toute proche.
La proximité avec la date du MotoGP en Catalogne n'explique pas tout...