Balades de FleePee





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Balade Ibérique,
Du 3 au 13 Juin 2013...

Jours 6 et 7:
JE FAIS LES COURSES AU CIRCUIT!

Et ma lessive dans ma chambre...

    C'est bon de dormir, mais décidément, tout se ligue contre moi pour que je ne dorme pas: dans la chambre voisine, un mécano du superbike se lève pour aller bosser à 5h30, et manque de bol pour moi, quand je suis réveillé, je ne me rendors pas...
Je flemmasse quelque peu, me prépare en attendant que le buffet petit-déjeuner ouvre à 7h30, et dès que je suis prêt, je file vers le circuit...
Le ciel était bleu côté mer, mais sur l'intérieur, c'est toujours autant couvert et le vent n'a pas faibli.
    Je rattrappe avant d'arriver à une entrée du circuit un anglais de 70 balais, avec qui je tape la bavette, très optimiste puisqu'en bermuda et T-shirt, qui doit se faire tous les circuits autour du monde et qui connait tous les bons spots pour voir tourner les bécanes autour de ce circuit sur lequel il est déjà venu X fois. Je le croiserai de nouveau plus tard dans l'après-midi, congelé, alors que j'ai remis mon tour de cou, le cuir fermé jusqu'en haut, ma casquette sur mon crâne tondu, non pour me protéger du soleil, mais du froid...

                   
Ma position sur le circuit avec Google Earth...

    Je passe sur ces deux jours magiques, pendant lesquels, par deux ou trois fois, les larmes me viendront aux yeux...
Ben oui... parce qu'après toutes ces bornes, bien sûr je suis las, mais le principal reste que je sois là, assistant au spectacle fabuleux de ces bécanes ultra efficaces menées par des pilotes hors pairs sur ce circuit magnifique... beaucoup d'émotion!
    Et puis les rencontres sympathiques: celle d'un jeune retraité de Lacanau en Triumph, et surtout, celle  de Fred, un portugais en GS venant de Lisboa (Lisbonne) à l'accent anglais parfait, avec qui j'ai passé deux jours extraordinaires, à partager boissons, nourriture et sujets de discussions plus que variés...

    Mais partout, en Espagne comme au Portugal, la crise, la vraie, se fait VRAIMENT sentir, dans les villes plus encore que dans les campagnes; le chômage, la pauvreté voire la misère sont bien présents, et les gens ont d'autres préoccupations que de venir voir un grand prix superbike. Les prix d'entrée commencent pourtant à 10 euros, mais le circuit est vide. Autant les portugais se foutent un peu des courses motos, autant les espagnols en sont friands, et je pense avoir rencontré plus d'anglais que d'espagnols autour du circuit, alors que la frontière espagnole est toute proche.
La proximité avec la date du MotoGP en Catalogne n'explique pas tout...